Chroniques

L’orme d’Amérique et la maladie hollandaise de l’orme.

L’orme d’Amérique est sans contredit un des plus majestueux arbres de l’est de l’Amérique du Nord. Une fois adulte,il peut atteindre une hauteur moyenne de 25 mètres. Il est facilement reconnaissable en raison de son port typique aux branches tombantes.

 

Cette essence a longtemps été l’une des plus utilisées en milieu urbain parce qu’elle supporte bien le sel de déglaçage, tolère l’élagage et la compression du sol. Sa silhouette correspond parfaitement au besoin d’ombre des villes. L’orme était l’arbre urbain parfait jusqu’à l’arrivée de la maladie hollandaise de l’orme.

La maladie hollandaise de l’orme causée par le champignon (Ophiostoma ulmi) s'est manifestée au Canada vers 1940.

Aujourd’hui, la MHO est répandue dans presque toute l’aire de distribution de l’orme d’Amérique, excluant l'Alberta.

Ce Champignon est transporté par deux insectes du groupe des scolytes : le scolyte indigène de l’orme et le scolyte européen de l’orme.

Bien que la lutte contre le MHO soit complexe, elle n'est pas vaine. En effet, la plupart des villes d’Amérique du Nord qui ont mis en place un programme rigoureux de lutte contre le MHO ont réussi à freiner ses dommages et par conséquent, ont sauvegardé une bonne partie de la population d’ormes d’Amérique.

Une des solutions pour contrer cette maladie serait d’identifier et de planter des ormes d’Amérique résistants à la MHO.

Conséquemment,il importe d’éliminer les arbres malades le plus rapidement possible et de brûler les branches et l’écorce pour éradiquer les spores des champignons et les insectes qui vont aller ravager d’autres ormes voisins. Par ailleurs, le bois même attaqué, reste un très bon combustible mais un peu

difficile à fendre. De surcroît, il dégage plusieurs BTU.

Les symptômes de la maladie se manifestent entre la mi-juin et la mi-juillet, donc au beau milieu de l'été : les feuilles d’une ou plusieurs branches flétrissent et deviennent jaunes ou brunes. Il importe alors d’émonder les branches; ceci, dès le premier signe de la maladie.

Dans un premier temps, si tous les ormes malades au bord des chemins étaient enlevés, les arbres les plus résistants vivront ainsi plusieurs années de plus. En bout de ligne,nous encourageons tous les citoyens à couper les arbres morts sur leur terrain pour qu’ils ne propagent pas la maladie de l’orme d’Amérique. Bon succès!

 

Réal Richer pour APEHL.