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Début des consultations sur les mines d’uranium : Premières Nations, municipalités et la population invitées à se faire entendre

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COMMUNIQUÉ – POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
 
Début des consultations sur les mines d’uranium :
Premières Nations, municipalités et la population invitées à se faire entendre
 
Montréal, mardi 20 mai 2014.  Alors que débutent aujourd’hui, à Montréal, les consultations du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) concernant les enjeux des mines d’uranium, la coalition Québec meilleure mine invite les Premières nations, les municipalités et la population à se faire entendre tout au long des audiences, qui dureront près d’un an et qui se déplaceront un peu partout au Québec.
 
« Au cours des dernières années, plusieurs régions du Québec se sont mobilisées contre l’exploitation de mines d’uranium, notamment l’Outaouais, les Hautes-Laurntides, la Baie-des-Chaleurs, la Côte-Nord et le Nord-du-Québec. Il est important que la population et les communautés touchées se fassent entendre », affirme Ugo Lapointe, porte-parole de la coalition Québec meilleure mine.
 Québec invité à suivre l’exemple de la Colombie-Britannique, la Nouvelle-Écosse et l’État de Virginie
 
Les membres de la coalition Québec meilleure mine pressent Québec de suivre l’exemple de la Colombie-Britannique, de la Nouvelle-Écosse et de l’État de Virginie, qui ont tous décidé d’instaurer des moratoires, voire de légiférer contre les mines d’uranium à cause des risques que pose ce type de mines pour l’environnement, la santé et les populations affectées.
 
« Les gouvernements de ces territoires ont décidé, après un examen rigoureux, de ne pas autoriser cette industrie à cause des impacts connus et potentiels. C’est une sage décision et nous pressons Québec de suivre l’exemple », insiste François Lapierre de l’Association de protection de l’environnement des Hautes-Laurentides, l’un des premiers groupes citoyens mobilisés face à des projets  d’uranium au Québec.
 
Mai et juin : pré-consultations dans 12 communautés du Québec
 
Le mandat d’un an du BAPE débute par une série de pré-consultations dans une douzaine de communautés du Québec, dont Montréal (20-21 mai), Chelsea en Outaouais (22 mai), Mont-Laurier (26-27 mai), Ville-Marie (29-30 mai), Chisasibi à la Baie-James (3 juin), Chibougamau (4 juin), Mistissini (5 juin), Sept-Îles (9-10 juin), Havre-Saint-Pierre (11 juin), Kuujjuaak au Nunavik (12-13 juin), Québec (16-17 juin) et Pointe-à-la-Croix dans la Baie-des-Chaleurs (19 juin).
 
Les pré-consultations servent à mieux orienter les travaux du BAPE. Elles permettent à la population d’exprimer ses préoccupations une première fois et de demander au BAPE d’analyser des enjeux spécifiques lors de son mandat. Ces pré-consultations seront suivies, à l’automne 2014, par d’autres consultations publiques plus en profondeur. Voir les détails en ligne sur le site du BAPE.
 
Les enjeux à évaluer
 
Dans une conférence de presse tenue conjointement avec des représentants des nations autochtones, des médecins et plusieurs organismes de la société civile le 8 mai dernier, la coalition Québec meilleure mine a demandé au BAPE d’analyser plusieurs enjeux reliés aux mines d’uranium, notamment : les risques pour la santé et l’environnement; les risques reliés aux déchets miniers radioactifs laissés derrière; les risques de contamination des eaux souterraines et des eaux de surface; les risques de contamination de la faune et de la flore consommées par les nations autochtones; les risques d’accidents et de déversements miniers; les failles dans la réglementation actuelle; les risques de l’utilisation de l'uranium à des fins militaires et d'armement nucléaire.
 
« Nous demandons également que les droits constitutionnels et internationaux des nations autochtones soient respectés et considérés lors de l’analyse », de conclure Marc Nantel, vice-président de la Centrale des syndicats du Québec, qui s’est prononcé en faveur d’un moratoire les mines d’uranium au Québec.
 
Voir la carte des secteurs uranifères au Québec, de même que quelques faits saillants concernant les enjeux associés. Voir également nos dernières communications sur le même sujet iciici et ici.
 
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Pour informations :
·         Ugo Lapointe, Québec meilleure mine, 514-708-0134, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
·         Drs. Éric Notebaert et Isabelle Gingras, Association canadienne des médecins pour l’environnement, 514-978-6262, 418-965-6814, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
·         Marc Nantel, vice-président de la Centrale des syndicats du Québec, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
·         François Lapierre, Association de protection de l’environnement des Hautes-Laurentides, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
 
 
 
La coalition Pour que le Québec ait meilleure mine! a vu le jour au printemps 2008 et est aujourd’hui constituée d’une trentaine d’organismes membres représentant collectivement plus de 250 000 individus, partout au Québec. La coalition s’est donnée pour mission de revoir la façon dont on encadre et développe le secteur minier au Québec, dans le but de promouvoir de meilleures pratiques aux plans social, environnemental et économique. Site : www.quebecmeilleuremine.org
 
Les membres actuels de la coalition : Action boréale Abitibi-Témiscamingue (ABAT)  ▪ Alternatives ▪ Artistes pour la Paix  ▪  Association canadienne des médecins pour l’environnement (ACME)  ▪Association de protection de l’environnement des Hautes-Laurentides (APEHL)  ▪ Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) ▪  Centrale des syndicats du Québec (CSQ)  ▪ Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté  ▪ Coalition de l’ouest du Québec contre l’exploitation de l’uranium (COQEU) ▪ Coalition Stop Uranium de Baie-des-Chaleurs  ▪ Comité de vigilance de Malartic  ▪ Écojustice  ▪  Eco-vigilance Baie-des-Chaleurs  ▪   Environnement Vert Plus Baie-des-Chaleurs  ▪   Fondation Rivières  ▪ Forum de l’Institut des sciences de l’environnement de l’UQAM  ▪ Groupe solidarité justice  ▪ Les AmiEs de la Terre du Québec  ▪ Justice transnationale extractive (JUSTE)  ▪ MiningWatch Canada  ▪ Minganie sans uranium  ▪ Mouvement Vert Mauricie  ▪ Nature Québec  ▪ Professionnels de la santé pour la survie mondiale  ▪ Regroupement citoyen pour la sauvegarde de la grande baie de Sept-Îles  ▪ Regroupement pour la surveillance du nucléaire  ▪ Réseau œcuménique justice et paix (ROJeP)  ▪ Réseau québécois des groupes écologistes (RQGE)  ▪ Sept-Îles sans uranium  ▪ Société pour la nature et les parcs (SNAP-Québec)  ▪ Société pour vaincre la pollution (SVP)  ▪ Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ). Tous nouveaux membres bienvenus.